Le capital fait sa révolution

Notes à partir de l’ouvrage de Grégoire Chamayou, La société ingouvernable, Une généalogie du libéralisme autoritaire, La Fabrique éditions, 2018 – Bernard Drevon

NDR - Cette note doit beaucoup à l’article de Joseph Confavreux du vendredi 19 octobre 2018 publié dans Mediapart « Dans la tête du capital » largement cité.

    Face aux revendications politiques démocratiques et sociales des années 1970, décrites par exemple par L. Boltanski et E. Chiapello dans leur ouvrage, Le nouvel esprit du capitalisme,  sous forme d’une double critique « artiste » d’une part, « sociale » d’autre part émanant de la jeunesse révoltée et de la classe ouvrière et ce depuis la fin des années 1960 (voir Mai 68), s’élabore un contre-mouvement théorique et pratique multiforme et procédant par tâtonnement. Il nous conduira au néolibéralisme contemporain, synthèse largement « bricolée » au fil des stratégies d’entreprise et de la résolution de questions de politiques économiques et de contrôle social, mais qui s’est également appuyée sur les contributions théoriques de philosophes et d’économistes. Le fil directeur adopté est celui de la « gouvernementalité », hérité de Foucault, mais largement réinterprété et actualisé. Bien que portant sur les années 1970 et 1980, cet ouvrage nous donne des schèmes d’interprétation pour comprendre la société contemporaine à l’heure où la conflictualité semble rebondir, tout en prenant des formes nouvelles (voir le mouvement des « gilets jaunes »).


    L’auteur choisit de partir des « points de tension repérable, des conflits tels qu’ils ont éclaté, pour examiner comment ils ont été thématisés, quelles solutions ont été envisagées. » Il précise bien que ce qu’il nomme  « la grande réaction », celle qui se prépare dans les années 1970, avant de se déployer dans les années 1980,  ne peut se réduire à sa composante économique néolibérale. « On contre-attaque en ordre dispersé, chacun s’efforçant de colmater les brèches sur son terrain, sans coordination centrale ni unité doctrinaire. » Le point nodal est le pouvoir en tant que relation sociale, son exercice, et sa reconquête alors qu’il semble échapper aux groupes en contrôlant l’exercice traditionnellement.

      Le premier point de tension est le travail, son organisation dans l’entreprise qui fait l’objet d’une part de revendications classiques portant sur le partage de la valeur (augmentation de salaires) et de revendications qualitatives sur la durée du travail, son organisation, l’exercice du pouvoir dans l’entreprise (pouvant aller jusqu’à l’autogestion – voir le conflit aux usines Lip, 1973) et le refus du travail industriel lui-même (sabotage, absentéisme, refus de la discipline d’atelier). Bref, les grandes entreprises fordistes deviennent à proprement parler ingouvernables en Europe, comme aux Etats-Unis : les grèves se multiplient, la productivité s’en ressent, de même que la profitabilité.
     
      L’auteur illustre ceci par un exemple :


        « L’état de tension sociale s’alarme le Wall Street Journal en 1969, est le « pire que l’on ait connu de mémoire d’homme ». Tout laisse à penser que l’on se dirige, annonce Fortune, vers une « bataille épique entre le management et le travail. » De fait, au cours de la seule année 1970, près de 2 millions et demi de travailleurs se mettent en grève aux Etats-Unis. (…) A l’importance numérique des mobilisations s’ajoute la radicalité des formes de lutte. Au-delà des revendications salariales, les griefs portent sur les formes d’organisation du travail et visent l’autorité qui les impose (…) En 1970, le PDG de General Motors adresse un avertissement à ses salariés : « nous ne pouvons pas tolérer que les employés fuient leurs responsabilités, contreviennent aux disciplines les plus élémentaires et bafouent l’autorité (…). »
      Face à ces menaces, la méthode autoritaire échoue ce qu’illustre les déboires de l’usine General Motors ultra-moderne (automatisation maximale, cadences accélérées) pour l’époque de Lordstown dans l’Ohio où les pertes s’accumulent, de même que les actes d’indiscipline, le tout se terminant par une grève sauvage victorieuse d’un mois en mars 1972. Cette crise analysée par Grégoire Chamayou comme celle de la « gouvernabilité disciplinaire » va faire l’objet de recherches et d’actions : « il faudrait inventer un nouvel art de gouverner le travail ».
      La première voie de recherche fut celle du management participatif, visant à substituer l’engagement au contrôle, l’enrichissement des tâches à la division toujours accrue du travail et à l’accroissement des exigences. Si certaines expériences ont pu s’avérer positives, elles se sont heurtées à la forte résistance des managers qui se voyaient privés de leur pouvoir organisationnel. « En réalité, estimait André Gorz, l’hostilité patronale n’a pas des raisons essentiellement techniques ou économiques. Elle est politique. L’enrichissement des tâches, c’est la fin de l’autorité et du pouvoir despotique des grands et petits chefs ». Le dilemme était donc le suivant : ou bien reconduire et accentuer un régime disciplinaire générateur de conflits violents, ou bien promouvoir une autonomie qui pouvait se révéler contraire à l’exercice du pouvoir dans l’entreprise.
     
      Une autre voie s’ouvrait : l’insécurité sociale…
     
      « Pour discipliner au-dedans, laisser jouer à plein l’insécurité économique et sociale au-dehors. » Le chômage de masse, la précarité de nombre d’emplois, la menace du licenciement engendrèrent une « pression disciplinante externe ». « Les générations qui sont nées après 1973, celle qui ont grandi à l’ère de la crise perpétuelle, ont intériorisé, l’une après l’autre, l‘idée que chacune vivrait globalement moins bien que la précédente. Elles ont réappris à avoir peur. » Cette offensive prit des formes diverses : la « guerre aux syndicats » ne fut pas la moindre, accusés tout à la fois d’arracher des augmentations de salaire insupportables et de ne plus contrôler leur base et de discipliner leurs troupes. Critiqués également par les jeunes travailleurs pour leurs compromissions avec les directions et leur manque de combativité, les syndicats firent l’objet d’offensives virulentes de la part du patronat. Ces offensives furent pleinement justifiées par certains courants de la pensée néolibérale qui triomphèrent à cette époque.
      La « révolution managériale » fut une autre voie fondée sur une analyse fine de la séparation de la propriété et du contrôle, pressentie par Adam Smith, et théorisée par les économistes Adolf Berle et Gardiner Means, L’entreprise moderne et la propriété privée (1932). Le pouvoir avait échappé aux actionnaires, soumis qu’ils étaient à une technostructure contrôlant le savoir et les réseaux d’influence. Il fallait en finir avec une gestion « politique » des grandes firmes, cherchant à concilier les intérêts des différents partenaires (salariés, consommateurs, managers) pour redonner tout le pouvoir aux actionnaires. Comment contrôler les managers ? Tel fut le leitmotiv. Milton Friedman très tôt (1958) avait tiré la sonnette d’alarme : pour lui le management devait accepter l’idée qu’il n’avait « d’autres responsabilités sociales que de faire le plus d’argent possible ». Pour « discipliner les managers », il convenait de repenser les relations entre propriétaires du capital et les cadres salariés dirigeants. Ce fut théorisé sous la forme du modèle « principal-agent ». Comment faire pour que l’agent obéisse aux intérêts du principal, ici l’actionnaire ? Les économistes néo-libéraux Michael Jensen et William Meckling (1976) proposèrent de lier les rémunérations des managers aux cours et aux rendements des actions (par exemple par des stocks options et un ensemble d’incitations), ouvrant la voie à la financiarisation des critères de gestion des firmes et à « un effet disciplinaire du marché ». Ceci ouvrit la voie au démantèlement des lois anti-trust, les fusions-acquisitions permettant la prise de contrôle des firmes moins rentables, les restructurations des grandes firmes, avec des licenciements massifs et la liquidation des activités annexes, le recours à la sous-traitance.
      Ceci permit aussi de laminer la fraction la plus organisée et la plus remuante de la classe ouvrière américaine. Paradoxe cruel : dans cette course aux profits boursiers des années 1980, les fonds de pension gérant les retraites des travailleurs américains contribuèrent à mettre sur le carreau des pans entiers de la classe ouvrière américaine !
     
      « Illustration de la contradiction centrale du capitalisme en général, et du capitalisme fondiste en particulier, celle du grand détournement antisocial de la richesse sociale » selon l’auteur.
     
      On avait donc trouvé le moyen d’arrimer les intérêts des managers à ceux des actionnaires avec la « théorie de l’agence ». Ceci reçut le doux nom de « gouvernance ». On peut préciser le concept : il désigne l’ensemble des tentatives pour instituer « un art de gouverner les gouvernants » en les soumettant au contrôle impersonnel du marché. Friedrich Hayek soucieux de se démarquer de la définition traditionnelle de l’économie comme oikonomia avait forgé le néologisme de « catallaxie » pour désigner « le système de multiples économies en interrelations constituant l’ordre du marché » ou, mieux, « l’ordre spontané conduisant au marché ». Ce mode de pilotage automatique est d’une redoutable efficacité. Nous passons d’une régulation consciente, celle du maître (dans l’oikos, le domaine, régie par l’oikonomia définie par Aristote) à une régulation inconsciente, automatique passant par des critères financiers :
      « Toute déviation par rapport à l’étalon de la valeur actionnariale entraînera instantanément une réaction défavorable impactant le cours de l’action. »
      La Bourse des valeurs et la valeur actionnariale sont ainsi érigées en instances ultimes de contrôle des gestionnaires salariés et de gouvernement des entreprises (et bientôt des Etats), convertissant le chaos de la concurrence capitaliste en régularité prétendument ordonnée. Bien entendu, cette pression disciplinaire constante devait théoriquement par « ruissellement » se répercuter sur les salariés. Ce nouvel ordre présenté comme un « cosmos spontané » (F. Hayek) est en fait le fruit d’une déconstruction/reconstruction activement consciente et constamment reproduite pour le plus grand bénéfice des propriétaires du capital.
      
Ce transfert de pouvoir des managers vers les actionnaires s’est accompagné de stratégies de défense de la libre entreprise

      Ceci est manifestement le cas pour la défense des grandes entreprises, mises en cause sur plusieurs fronts : social, environnement, santé, développement. Comme le soulignait David Rockfeller en 1971, la « libre entreprise » est soumise à la « plus grande défaveur publique » que le business ait connue depuis les années 1930 puisqu’on l’ « accuse de détériorer la condition des travailleurs, de tromper les consommateurs, de détruire l’environnement et de léser les jeunes générations. »
      Face à cette contestation « se développent peu à peu des savoir-faire inédits. On passe d’une rhétorique guerrière à une véritable réélaboration stratégique. Au croisement des relations publiques, du renseignement militaire et des tactiques contre-insurrectionnelles, quelque chose de nouveau se met en place » dans les années 1970 : les éléments « d’une doctrine contre-activiste d’entreprise. »
      Par exemple, Nestlé embauche Rafael Pagan comme conseiller spécial pour contrer la campagne accusant la firme de nuire gravement à la santé des nouveaux nés dans le Tiers Monde en commercialisant du lait en poudre. R. Pagan était un homme de droite dure, ancien officier du renseignement militaire. Il a mené une lutte sans merci avec des experts en contre-activisme, vendant ses services à Shell face au boycott de l’apartheid, Union Carbide, une firme multinationale de produits chimiques ou encore Monsanto (bien connue !). Pour lui, les activistes anti-business sont engagés dans « un combat politique » sans merci alors que les gens du business l’ignorent par naïveté.
      Il met en place un véritable plan de bataille reposant d’abord sur une typologie des activistes hostiles aux firmes, distinguant les « réalistes » ouverts à la négociation, les « idéalistes » que l’on peut rééduquer, les « opportunistes » qu’il est aisé de neutraliser en leur offrant « au moins l’apparence d’une victoire partielle » et enfin les « radicaux » qui veulent « changer le système » et qu’il s’agit d’isoler.
      Le dialogue apparaît comme une arme décisive car il s’agit avant tout de « faire passer une ligne de démarcation entre ceux qui sont prêts à dialoguer et les autres. » Ainsi le répression « pourra d’autant plus aisément s’abattre sur eux qu’on les aura ainsi présentés comme étant hors du logos », comme étant des brutes ou des barbares. Le dialogue « sans aucune volonté de négocier » bien entendu apparaît donc comme « une stratégie de pouvoir » très efficace exerçant diverses fonctions de cantonnement, de diversion, de cooptation ou de disqualification des adversaires politiques et des activistes.
     
      Ce mouvement de contre-offensive est également pensé au niveau des États démocratiques confrontés à ces révoltes multiformes. La forme la plus célèbre fut le rapport de la Commission trilatérale intitulé La Crise de la démocratie. Rapport sur la gouvernabilité des démocraties, rédigé par Samuel Huntington et Michel Crozier publié en 1975. Pour Samuel Huntington la démocratie reposait sur la passivité, voir l’exclusion de certains groupes sociaux. Les mouvements d’émancipation des années 60-70 ont remis en cause cet équilibre : des groupes sociaux marginaux se sont mis en tête d’être des sujets politiques à part entière (Noirs, Indiens, Chicanos, femmes, ouvriers, etc.). Ce « déferlement démocratique » est analysé comme une menace grave pour la gouvernabilité de la démocratie. Trop de démocratie tuerait la démocratie. Face à cette menace, la première stratégie de l’Etat a consisté en un interventionnisme tous azimuts au travers de l’Etat keynésien. Loin de renforcer son pouvoir, ceci rendait l’Etat de plus en plus faible et remettait en cause sa gouvernabilité en elle-même.
      Il convenait donc de remettre cette stratégie en cause en imaginant « une nouvelle technologie politique ». Ceci devait passer par la remise en question de l’Etat social (qualifié d’Etat-providence), de l’intervention publique systématique de l’Etat keynésien, et même la démocratie représentative en cas de besoin. Ceci ne pouvait passer par le laisser-faire et la passivité contrairement aux préceptes du libéralisme classique. Il fallait intervenir activement ce qui est une caractéristique souvent méconnue du néolibéralisme souvent confondu avec le laisser-faire. Ceci pourra prendre une voie relativement pacifique et compatible avec  la démocratie électorale. Il convient alors de mettre un ensemble de questions hors de portée de la politique en les inscrivant dans la Constitution comme l’endettement public, l’équilibre budgétaire. Cette voie inspirée par l’ordolibéralisme allemand allait se concrétiser dans les traités européens. L’indépendance des Banques centrales et leur soumission à des objectifs d’inflation allaient constituer une autre arme efficace de soumission. Le marché est ainsi érigé en technologie politique « un principe très efficace de limitation du pouvoir, parce qu’il constitue une instance de régulation qui échappe à la prise des différents agents. »
      Là encore la méthode forte « à la Thatcher » n’était pas toujours la meilleure comme tailler dans les dépenses publiques au risque de susciter des affrontements sociaux et politiques. Le groupe de Saint Andrews, et le néolibéral britannique Madsen Pirie allaient théoriser un ensemble de mesures susceptibles d’être plus indolores au moins dans un premier temps. Ces « micropolitiques », qualifiées par G. Chamayou de « politique du capricorne » devaient se révéler d’une redoutable efficacité et être largement appliquées. Avec pour objectif final la privatisation, elles passent par la baisse des impôts, des subventions aux entreprises et services publics, leur mise en concurrence par des offres privées… Ainsi la détérioration progressive des services rendus, la démoralisation des personnels et les conflits sociaux y afférent, les déficits et endettements justifient alors pleinement leur privatisation, leur démantèlement au nom de l’efficacité, de la bonne gestion et de la satisfaction des usagers. La mesure est d’autant plus susceptible d’être acceptée que le statut des personnels en place n’est pas remis en cause, seuls les nouveaux entrants étant embauchés sous statut privé et précaire. Il s’agit donc de discipliner les gens « non pas tant par la répression de leurs grands désirs que par la réorientation de leurs plus petits choix, afin d’éluder « la grande question du choix de société » en la dissolvant « dans les minuscules questions d’une société de choix ». Ainsi les bus privés pourront concurrencer les trains, les cliniques les hôpitaux, l’école privée l’école publique, les mutuelles la Sécurité sociale relativement sans douleur, sauf à terme pour le pouvoir d’achat des salariés (notamment les plus jeunes) de plus en plus démunis dans le cadre d’un marché du travail de plus en plus dérégulé… Ainsi le néolibéralisme a pu susciter une réelle séduction sous « la double promesse d’autonomie individuelle et d’autorégulation sociale. » et remporter de larges victoires.
      Mais ce néolibéralisme peut aussi se muer en « libéralisme autoritaire » si l’ordre du marché venait à être plus radicalement mis en cause. Les visites de Friedrich Hayek à Pinochet au Chili, son projet de constitution envoyé au dictateur portugais de l’époque Salazar, son séjour dans l’Argentine de la dictature militaire, sont l’illustration de sa conception qu’il résume lui-même par une formule de 1981 : « Personnellement, je préfère un dictateur libéral à un gouvernement démocratique sans libéralisme. » Ceci ne va pas sans évoquer Carl Schmitt, le philosophe et juriste allemand proche du national-socialisme qui posait les bases en 1932 d’un « Etat fort-faible, fort avec les uns, faible avec les autres. » Grégoire Chamayou évite toutefois le manichéisme : « que la transcroissance de l’Etat libéral en Etat total autoritaire soit possible, et que, sans être nécessaire, ce phénomène ne soit pas accidentel, ne permet pas d’en conclure que le libéralisme serait par essence un crypto-fascisme, ni que le fascisme soit la simple continuation de l’économie libérale par d’autres moyens idéologiques. » Le Chili c’est « l’exception, pas la règle » insistait Milton Friedman qui envoyait néanmoins ses Chicago boys dans le Chili de la dictature.
     
      La prolifération de « démocratie illibérales », l’usage de moyens de répression de plus en plus violents y compris en France, éclairent toutefois d’un jour nouveau la possible dérive des sociétés démocratiques lorsque l’ordre marchand se trouve sérieusement remis en cause ou déstabilisé par ses excès mêmes. L’oscillation entre la pratique systématique du dialogue stratégique, du débat sans fin, et celle de l’usage du monopole de la violence légitime est ainsi dans les prémices des technologies politiques néolibérales qui sont posées dans les années 1970 et 1980, avant d’être systématisées dans les années 1990 et 2000. 
      Un ouvrage que l’on peut heureusement compléter par la lecture de celui de Barbara Stiegler "Il faut s’adapter " Sur un nouvel impératif politique, Nrf, Essais, Gallimard -2018, sur les bases évolutionnistes de la pensée néolibérale américaine, celle d’un Walter Lippmann.  Tous les moyens de l’Etat doivent être mis en œuvre par des gouvernements d’experts pour que l’humanité s’adapte aux changements exigés par la mondialisation capitaliste, au-delà de toute résistance, pour construire artificiellement le marché. Cette « biopolitique » vise à transformer une humanité rivée à la stabilité de l’état social hérité de l’ordre traditionnel… A méditer…
     








   



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